[Interview] NewTimes – 05/22/13

Tom a donné une interview pour le site New Times, voici sa traduction. [Click here for the original interview.]

New Times: Où en êtes-vous maintenant et qu’avez-vous fait depuis votre dernier projet, la sortie de votre dernier EP en avril ?

Tom Higgenson: Et bien, c’est comme s’il était sorti hier. Ça ne fait que quelques semaines maintenant, un mois je pense, que nous sommes en pleine promo. Nous avons été au Tonight Show de Jay Leno, donné pas mal d’interviews à New York, été au VHI’s Morning Buzz, tout ça pour promouvoir le nouveau single « Should’ve Gone to Bed », qui est aussi le nom de l’EP. Et maintenant, je suis chez moi, respirant un peu à Chicago avant que nous ne prenions la route pour donner quelques concerts en été.

Quelle était l’idée derrière le single du nouvel EP ? Y a-t-il eu un accident particulièrement embarrassant ou bien… ?

Il s’agit plus d’un rituel nocturne pour moi. [Rires] Ça craint d’être célibataire maintenant parce que, même après avoir écrit la chanson, je me sentais toujours coupable. C’est tellement facile quand tu es seul la nuit de te dire « mec, j’ai juste besoin d’un peu de compagnie », que ça soit un stupide message envoyé ou reçu d’une fille, tu sais, c’est, je ne sais pas… C’est là où j’en suis avec ma vie pour le moment, c’est pathétique. [Rires] Bref. Tu envoies un texto au hasard à une ex, peu importe qui. Tu flirtes un peu peut-être, ou parfois elles ne répondent même pas. La moitié de ces filles, peut-être qu’elles ont des petits-amis maintenant, qui sait ? Mais c’est là où j’en suis. Je me dis toujours « mec, quel est mon problème ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas me secouer, sortir et rencontrer quelqu’un de nouveau ? ». C’est de là que vient « Should’ve Gone to Bed ».

Donc, vous êtes en fait aussi sensibles que le laissent penser vos chansons ?

[Rires] Je crois qu’on peut dire ça, oui. Je ne sais pas si « sensible » est le bon mot, mais nous sommes définitivement des romantiques bourrés d’espoir, pour le meilleur comme pour le pire…

Et toute cette histoire était juste le fruit de la solitude ou tu avais reçu un peu d’aide de ce cher alcool ?

Généralement, l’alcool alimente le feu, c’est vrai. Oui, c’est ça le pire. Le texto arrive, et c’est là que les choses embarrassantes commencent. Tu vas un peu trop loin quand l’alcool est impliqué.

On est tous passés par là.

C’est une bonne chose, hein ? Je suis ne suis pas seul. C’est agréable à entendre.

Peut-être que tu devrais t’inscrire au prochain Ready for Love.

N’est-ce pas ? Ce serait pas mal, hein ? Plein de filles sélectionnées par les plus célèbres conseillers matrimoniaux du monde ? Je prends. Ça me semble bien, inscrivez-moi !

Je dois avouer que j’ai un peu regardé, et que ce n’est en fait pas si mal que ça. Mais tu penses que des émissions comme Ready for Love ou The Bachelor fonctionnent vraiment ? Peut-on trouver l’amour de cette manière ?

Et bien, tu sais, écrire des chansons aux filles ne semble pas fonctionner, donc je pense que si une émission de télé réalité fonctionne pour toi… pourquoi pas ? Je pense que, de nos jours, avec Internet, ces rencontres en ligne et Facebook – avec tous ces outils pour rencontrer et parler aux gens – c’est un peu comme au Far West ; un peu « peu m’importe, du moment que ça fonctionne ! ». Il n’y a plus de règles pour rencontrer quelqu’un, ou rester en contact avec, ou à propos du genre de relation que vous avez. Donc, tu vois, ça a fonctionné pour Tim. Il est toujours avec la fille qu’il a rencontrée grâce à l’émission, donc… Il était vraiment près pour l’amour. On dirait que ça marche bien pour lui, donc on verra ce qui arrivera.

Il avait l’air super sincère pendant l’émission, c’était vraiment chouette.

Ouais, vraiment. J’étais nerveux parce que, tu sais bien, ils peuvent modifier comme ils le veulent, donc le faire passer pour un connard ou n’importe quoi. Mais il s’est débrouillé pour rester Tim. C’est vraiment un bon gars et c’est ce qui ressort de l’émission.

A propos de rendez-vous un peu anarchiques, ma maman m’a justement envoyé un article du New York Times à propos de mamans faisant semblant d’être leurs filles sur des sites de rencontres en ligne…

Oh mon Dieu, c’est dingue. Qu’arrive-t-il si tu tombes amoureux de la mère et que ça ne fonctionne pas avec la fille, mais que tu aimes vraiment la mère… ? C’est bizarre

[Rires] Ouais, je ne sais pas.

C’est comme un scénario de film. Je crois qu’on devrait l’écrire.

Ils ont des sites comme ça aussi, JMom par exemple ; avec ces mères juives folles qui utilisent leur enfants ; tout ça pour trouver l’amour. Mais passons, je voulais en savoir plus sur votre relation au sein du groupe. Les Plain White T’s sont ensemble depuis plus de 10 ans, non ?

Ouais, depuis 1997, l’année au cours de laquelle on a commencé.

Donc, je voulais demander : vous faites de la musique pop, où continuez-vous à trouver l’inspiration ? Comment faites-vous pour vous renouveler après tout ce temps ?

Je crois que l’inspiration ne s’arrêtera jamais. Dès que le groupe est né, la première chanson que j’ai écrite était pour une fille, ou à propos de ma vie ou d’une fille que j’aimais bien, ou, tu vois, simplement là où j’en étais à ce moment-là. Et ça remonte au lycée. Et je crois que rien n’a vraiment changé, regarde : j’écris toujours des chansons qui viennent du cœur sur les choses qui se passent dans ma vie.

Visiblement, la plupart des chansons pour lesquelles nous sommes connus parlent d’amour. Et, comme je l’ai dit, rien n’a changé du tout. Il y a une chanson sur cet EP, une de mes préférées, appelée « You Belong » et le refrain dit « Tu fais partie des chansons que je chante ». C’est juste une chanson à propos du fait de voir une fille et, qu’avant même de lui parler, ça te fasse un genre de coup de foudre, une connexion. Donc, définitivement, les filles, l’amour et l’idée d’une véritable histoire d’amour sont les sujets qui déclenchent notre inspiration.

Je sais que, ces dernières années, Tim a en quelque sorte davantage travaillé au chant que d’habitude. D’où vient ce changement ?

Et bien, il a toujours écrit des chansons. Depuis qu’il fait partie du groupe, il a en quelque sorte contribué à certaines chansons, et il s’améliorait de plus en plus et écrivait des chansons qui collaient de plus en plus au groupe…

Tu sais, pour le dernier album, il avait écrit « Rhythm of Love », qui est devenue un gros succès. Et il a écrit deux chansons de cet EP. Il a créé une chanson appelée « The Giving Tree » qui est une de nos préférées parmi toutes celles qu’il a écrites. C’est une très, très belle – dans le genre ambiance presque folk – chanson d’amour. Je ne sais pas si c’est d’amour, en fait – elle est assez triste. C’est à propos d’une fille, une de ses ex, qui est revenue vers lui après une série d’échecs amoureux, et elle ne faisait que prendre, pas donner. Elle a en quelque sorte épuisé tous ceux avec qui elle est sortie et il a écrit une chanson avec la métaphore de « l’arbre à don »*. Il essayait toujours de la rendre heureuse mais elle ne savait que prendre et prendre… C’est une très jolie chanson, mais vraiment triste

Bref, Tim avait tout simplement écrit quelques chansons que le groupe adorait et se débrouillait de mieux en mieux dans l’écriture de chansons. Il cherche à me voler la vedette, ça me plaît, une petite compétition amicale… [Rires] Je ne peux pas me la couler douce, je dois surpasser Tim à l’écrit. C’est amusant !

En fait, je voulais simplement te demander si c’était juste une heureuse coïncidence que ton groupe ait deux chanteurs voleurs de cœur…

[Rires] Ouais, c’est cool. Ça donne au groupe une nouvelle dimension, tu vois ce que je veux dire ? Comme si on entrait dans une nouvelle ère pour tous les fans qui sont là depuis longtemps, qui ont grandi avec nous à travers nos albums et tout, et je crois qu’ils vont apprécier cet autre aspect de la vie et de l’amour que Tim va apporter.

Tu seras en South Florida assez tôt, le 8 juin, en tête d’affiche de cette Second Annual Parti au Park, à Boca. C’est à peu près au moment où l’école ferme pour l’été. Quel est ton souvenir préféré des vacances d’été quand tu étais encore à l’école ?

Ohlala. Tu sais, c’est marrant – tu sais comment étaient quelques personnes au lycée, ils détestaient ça et une fois qu’ils ont eu fini avec, ils disaient « oh je n’y reviendrai plus jamais » ou « je suis si content que ça soit fini » ? Moi j’étais celui qui adorait le lycée, en fait. Comme si quand nous étions à l’école je réalisais que, c’est vrai quoi, je voyais mes amis tous les jours, qu’il y avait des filles que j’appréciais à qui je pouvais parler tous les jours et m’asseoir à côté en classe et, oui, ça craignait de travailler, mais ça restait toujours drôle. Et, en plus, tu avais congé l’été. Je savais à ce moment-là que c’était cool et – c’est probablement pour ça que j’ai rejoint un groupe – je me disais « je ne veux pas travailler, je veux être avec mes amis toute la journée et je veux pouvoir avoir congé l’été si je le souhaite. » Tu sais, c’était soit être dans un groupe ou être un prof ou quelque chose du genre pour pouvoir garder ce style de vie. [Rires] Heureusement, cette histoire de groupe a fonctionné…

C’est une bonne chose. C’est une bonne façon d’éviter le job d’été, commencer un groupe. Pour conclure, puisque tu es sur le point de partie en tournée, et que tu ressens toujours la solitude dont je pense qu’elle résulte d’une rupture récente, que vas-tu faire pour éviter tous ces textos, tard dans la nuit ?

Et bien, tu sais, le meilleur à propos de « Should’ve Gone to Bed » est que, même si je regrette et que je sais que je fais quelque chose de stupide, je crois qu’une partie du truc drôle est que je sais que je vais continuer à le faire un moment. La chanson sonne un peu comme ça : « et bien, j’aurais du aller dormir, mais je ne l’ai pas fait », et je ne sais pas si tu as vraiment appris la leçon ou si la prochaine fois que tu sortiras et boiras un peu tu vas refaire la même chose. Ça ne me tracasse pas d’être ce genre de gars durant un petit moment, jusqu’à ce que je trouve quelqu’un de nouveau, et jusqu’à ce que cette fille arrive et tu vois, me fasse chavirer et que je la fasse chavirer aussi. C’est ça mon plan.

[Rires] Ça me semble un bon plan. Je veux dire, il ne peut y avoir que des échecs, si ? Tant que quelques uns de ces textos portent leurs fruits…

Exactement. Il y a toujours ce moment « entre-deux » à la fin d’une relation. Et après, de temps en temps, une bonne chose arrive.

* Selon le conte du même nom, créé par Shel Silverstein et racontant la relation entre un petit garçon et un arbre qui lui donne tout ce qu’il veut.

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